Sur le haut des cadres, nous voyons les abeilles dites gardienne prêtent à bondir.

Le mois de juillet :

Quel temps fait-il ?

Magnifique, nous sommes en Alsace, je vous le rappelle, il fait toujours beau temps chez nous...
Dans la vallée, il n'est pas rare d'avoir quelques cumulo-ninbus sur les crêtes mais c'est pour que les parapentistes puissent voler. Pas plus. Blague à part, nous venons juste de passer le solstice d'été, les jours commencent à décroitre petit à petit. Les journées sont belles et ensoleillées, les floraisons sont en déclin. Il faut surveiller les abreuvoirs. Les nuits sont chaudes partout dans le Haut-Rhin sauf à Mulhbach-sur-Munster au coeur de la grande vallée où les nuits sont fraîches... Non je ne suis pas chauvain.

Quel travail pour l'apiculteur ?
Surveillance des abreuvoirs, comme toujours les abeilles ont besoin d'eau, il faut leur faciliter le travail en préservant les ressources d'eau à proximité des ruches. Le manque de floraison peut déjà se faire sentir, les chataîgniers donnent les dernières gouttes de nectar et la ponte de la reine est en déclin. L'apiculteur récolte les dernières hausses de miel. Pendant cette période, les ressources manquent et les abeilles ne supportent pas que l'on vienne prendre leur bien. Pendant la grosse miellée, toute la ruche est occupée. Récolter le miel pour l'apiculteur n'est donc pas risqué. Il peut récupérer les hausses sans soucis. Mais en période de disète, c'est une autre affaire! Notre bon vieil apiculteur devra prendre quelques précautions quant-au fait qu'il vient subtiliser le fruit de tant de travail. Pendant cette période, ne laissez jamais traîner une goutte de miel ou par mégarde ne laisser pas non plus de hausse ouverte sans protection car vous allez vite vous retrouver avec du pillage. Cette excitation peut même être dangeureuse pour les colonies qui se retrouvent un peu plus faibles que les autres. Le pillage peut vite s'organiser sur une ruche faible qui n'a rien demandé et qui par notre négligeance, viendrait à se faire vider ses réserves. Prenez donc toutes les précautions utiles pour protéger vos ruches les plus fragilisées. Observez les, consacrez leur du temps à ces périodes cruciales. Pour ma part, je n'ai pas beaucoup de ruches, (moins de dix), j'ai donc le temps de prendre soin des abeilles et de mes hausses remplies de miel.


Je procède ainsi :
Lors de la récolte des hausses de miel, je place à plusieurs dizaines de mettre des ruches une hausse vide prête à recevoir les premiers cadres remplis de miel (Operculés, je le rappelle à environ plus des 3/4 de la hausse). Ensuite j'ouvre une ruche, puis place un linge suffisamment opaque pour cacher la lumière sur le dessus de la hausse. Comme je n'aime pas enfumer mes abeilles, je prends juste mon lève cadre et mes plumes de coq et je commence à sortir le premier cadre, en déplaçant le linge pour ne découvrir que le cadre de hausse à sortir. Cela laisse les autres abeilles tranquilles. Je pousse mes abeilles avec les plumes de coq vers la hausse tranquillement. Dès que je n'ai plus ou quasi plus d'abeilles je me retourne et pars tranquillement mettre ce cadre à l'abri dans la hausse qui m'attend derrière. Et je continue ainsi de suite jusqu'à ce que la hausse soit vide.


Bilan :
Les américains et les professionnels du miel se roulent par terre. Hihihihihi!!!! Sans doute est-ce risible! Ma méthode il est vrai n'est pas faite pour faire des bénéfices ça c'est sûr, mais au moins je ne ramène aucune abeille chez moi ou très peu et j'évite un maximun le pillage.